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samedi 14 octobre 2017

Vocabulaire de narratologie


Bien distinguer : 
Personnage 
Auteur 
Narrateur 


Le statut du narrateur :
  • Interne : dans l'histoire
  • Externe : hors de l'histoire
    (comme s'il n'existait pas)
Temps du récit au passé :
Passé simple (actions en train de se dérouler)
Imparfait (description, actions duratives)
Plus que parfait (faits passés)
Conditionnel (faits futurs)

Le schéma narratif (récits traditionnels, contes) :
  • Situation initiale
  • Elément perturbateur
  • Péripéties
  • Résolution
  • Situation finale

Les paroles rapportées :
- discours direct
- discours indirect
- discours indirect libre

Le portrait d’un personnage :
- description
- discours d’un personnage
- portrait en acte (le plus fréquent)
Rythme et ordre du récit :
l'ellipse : Certains événements dans la narration sont passés sous silence (pour préserver le suspens ou parce qu’ils n’ont pas d’intérêt dans l’histoire)
le sommaire : on résume en quelques lignes des événements de longue durée, le récit va plus vite que l'histoire.
la scène : le temps de narration est égal au temps du récit. On raconte les événements tels qu'ils se sont passés. Exemple : dans un dialogue.
la pause : le récit avance, mais l'histoire est suspendue, on omet une période de l'histoire. Exemple : lors d'une description.
l’analepse : retour en arrière
la prolepse : anticipation d’un événement qui va se produire

Les points de vue ou focalisations :
  • Focalisation externe : L’histoire est racontée à travers un regard extérieur à l’histoire, qui ne pénètre pas dans l’intérieur des personnages, ne fait que décrire ou rapporter des paroles, sans interpréter.
  • Focalisation interne : L’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage (ou de plusieurs).
  • Focalisation zéro (point de vue omniscient) : Le narrateur sait tout et en sait même plus que les personnages.

mardi 12 septembre 2017

Versification et vocabulaire de la poésie

La versification

La « versification » = ensemble des règles qui président à la création d’un poème.

1) LA STROPHE : C’est l’unité poétique qui correspond au paragraphe en prose.
La strophe permet de mettre en relief les rimes. Il s’agit d’un groupement de vers séparé de la strophe suivante par un blanc typographique. On nomme les strophes les plus utilisées en fonction du nombre de vers qu’elles contiennent :
  • 2 vers = distique 
  • 3 vers = tercet
  • 4 vers = quatrain
  • 5 vers = un quintil
  • 6 vers = un sizain
  • 8 vers = un huitain
  • 9 vers = un neuvain
2) LE VERS : Il correspond à une ligne en poésie. On le nomme en fonction du nombre de syllabes (Attention : ne pas parler de « pied » qui est la mesure poétique latine) qu’il contient. Les plus fréquents :
  • 5 syllabes = un pentasyllabe
  • 6 syllabes = un hexasyllabe
  • 7 syllabes = un heptasyllabe
  • 8 syllabes = octosyllabe
  • 10 syllabes = décasyllabe
  • 12 syllabes = alexandrin

LES VERS IMPAIRS, composés de 5, 7, 9, 11 voire 13 syllabes, ils ont surtout été prisés à la fin du XIXe siècle. Verlaine les utilise particulièrement pour donner de la musicalité à ses poèmes.

On appelle poème « hétérométrique. » un poème qui fait alterner des vers de différente longueur. Ex : Les fables de La Fontaine

LE COMPTE DES SYLLABES : pour connaître précisément le nombre de syllabes d'un vers, il faut prendre en compte deux difficultés : l'e muet qui ne compte pour une syllabe que s'il est suivi par une consonne et la diérèse(deux voyelles consécutives que le poète choisit de compter pour deux syllabes, ex. : odi/eux)


3) LA RIME : Il existe 3 dispositions de rimes :
– plates ou suivies : AABB
– croisées : ABAB
– embrassées : ABBA
 
Une rime est :
  • féminine si elle finit par un e (forcément muet en fin de vers)
  • masculine dans tous les autres cas
La tradition poétique veut que l’on fasse alterner rimes féminines et masculines, ce qui n’est pas toujours respecté.

On parle de « rime interne » quand deux mots se finissent par un même son, soit à l’intérieur d’un même vers, soit à l’intérieur de deux vers qui se suivent.
« Il pleure dans mon cœur » (Verlaine)


4) LE RYTHME : La césure est une coupure à l’intérieur d’un alexandrin ou d’un décasyllabe. Elle correspond à une pause, une virgule ou un point-virgule, un changement de groupe de mots, etc. Les mots à la césure sont soigneusement choisis par les poètes : ce sont donc des mots importants à commenter et à analyser en commentaire de texte. Les 2 parties du vers séparés par la césure sont appelés « hémistiches ».

Dans un alexandrin la césure se trouve toujours au milieu du vers, après la 6e syllabe.
Ex : « Mon verre s’est brisé // comme un éclat de rire » (Apollinaire, « Nuits Rhénane »)

Dans un décasyllable, elle est souvent après la 4è syllabe (créant un vers 4 // 6).
Ex : « Le temps s'en va, // le temps s'en va ma Dame » (Pierre de Ronsard, Sonnets à Marie).


5) LES SONS
 – …………………………….. : répétition d’une même consonne
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes » (Racine)
– ……………………... : répétition d’une même voyelle
« Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire »
– ………………………... consiste à utiliser des mots ou groupes de mots de sonorité très proche (des paronymes) ce qui donne un effet de propagation du même son.
«  Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente » (Apollinaire)
– …………………………. : répétition d’un même mot ou groupe de mots en tête de vers.

6) QUELQUES LICENCES QUI ONT DU SENS : Quand le poète détourne une règle, on parle de « licence poétique » (c’est-à-dire de liberté poétique). Les licences les plus pratiquées :

– enjambement : L’unité sémantique du vers est bouleversée car un ou plusieurs mots nécessaires au sens du vers sont reportés au vers suivant.
« Un vieux faune de terre cuite
Rit au centre des boulingrins » (Verlaine, « Le faune »)

Lorsque l’enjambement ne concerne qu’un mot on parle de « rejet » ou « contre-rejet » (qui sont donc des sous-catégories de l’enjambement) :

– Rejet : un mot qui du point de vue du sens devrait appartenir au vers est rejeté au suivant. Cela créée un effet d’attente, de suspension :
« La foudre au Capitolin
Tombe. » (Hérédia)

– contre-rejet : donne l’impression qu’à la fin d’un vers débute déjà le vers suivant :
« Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone » (Verlaine)

Lexique du théâtre


Le lexique du théâtre

théâtre – acte - aparté - bienséance - burlesque - catharsis - chœur - commedia dell'arte - comédie - coup de théâtre – deus ex machina - didascalies – dénouement - dramaturge - exposition - intrigue - monologue - nœud - quiproquo - règle des trois unités - réplique - scène - stichomythies - tirade – vraisemblance – personnage-type – dramatique – tragédie



1. Le X est un élément de dénouement peu vraisemblable, parce qu'il fait intervenir un nouveau personnage providentiel ou un événement improbable, qui résout l'intrigue comme par enchantement.
2. Le  X est un personnage de comédie n'ayant qu'un seul de trait de caractère, souvent un défaut, et qui n'a pas de profondeur psychologique.
3. Autrefois, chaque  X durait le temps qu'il fallait aux chandelles pour se consumer. Cinq ou trois à l'époque classique.
4. Dans un  X  , un personnage tient des propos à part des autres qui, par convention, sont censés ne pas l'entendre.
5. Ce qui est convenable par rapport aux mœurs ou aux conventions théâtrales d'une époque s'appelle la   X  .
6. Dans le théâtre antique, le  X  était un ensemble d'acteurs qui déclamaient, chantaient et commentaient l'action.
7. Dans la  X , l'issue est heureuse.
8. La  X   se fonde sur l'improvisation et des personnages typiques et comiques. Cette tradition a nourri le théâtre comique français (la farce en particulier).
9. Le  X   introduit un retournement de situation : placé tout au long d'une pièce de théâtre, souvent au milieu d'une scène, il accélère l'action.
10. Le  X   résout le problème majeur de la pièce et ceux des personnages les plus importants. Dans la scène finale, la plupart des personnages sont rassemblés.
11. Indications hors dialogue donnée par l'auteur, les  X concernent les gestes, les déplacements de l'acteur, les destinataires d'un propos, les sentiments, les costumes...
12. L'écrivain de théâtre est un  X .
13. La scène d' X est la première scène d'une pièce. Elle explique la crise en cours, présente les personnages, les lieux, le contexte, l'époque.
14. La  X est une règle classique qui consiste à ne représenter sur scène que des actions qui semblent plausibles, possibles, ou déjà existantes dans le mythe antique.
15.   X  n'a pas le même sens que dans la vie courante : au théâtre, il signifie « qui est propre au théâtre » ; il vient du Latin drama = histoire.
16. Au théâtre, on ne parle pas d' « histoire » mais d' X.
17. Un X sont les paroles d'un personnage seul en scène, permettent de connaître ses pensées, ses sentiments.
18. Le X est un moment délicat dans l'intrigue où les différents problèmes se conjuguent.
19. Le X  ou malentendu entre deux personnages, doit engendrer le rire des spectateurs (étym. : prendre un qui pour un quoi).
20. Une prise de parole d'un personnage au théâtre est une  X   .
21. La  X  est un passage délimité par l'entrée et/ou la sortie d'un ou plusieurs personnages.
22. Des X sont des répliques brèves et rapides qui s'échangent de vers à vers, correspondant à un moment de tension.
23. Le mot X provient du Grec theao = voir, regarder.
24. Dans la X   , la fin est malheureuse, la fatalité pèse sur les hommes et les voue au malheur.
25. Règle de composition du théâtre classique, avec la  X, on ne représente en scène qu'un lieu, qu'une action, qui ne doit être résolue qu'en une journée (entre le lever et le coucher du soleil).
26. Le X, forme de comique outré, emploie des expressions triviales pour travestir des personnages et des situations héroïques; l'épopée burlesque apparaît en France au milieu du XVIIe siècle.
27. La X purge les passions (c'est-à-dire les émotions excessives ou négatives) des spectateurs.
28. La X est une longue réplique, dite sans interruption. A la différence du monologue, le personnage n'est pas seul sur scène.


samedi 15 octobre 2016

Interpréter des procédés et citations



L'ennemi n°1 du commentaire, c'est la paraphrase : elle consiste à traduire le texte avec ses propres mots, ce qui n'est pas l'objectif de l'exercice.



La paraphrase L'interprétation
...pourrait commencer par « L'auteur dit que » « J'en déduis que »
Son objectif Comprendre ce que dit le texte Analyser ce que le texte ne dit pas explicitement
Le point de départ Le sens du texte Votre ressenti, votre imagination
Les outils Du vocabulaire Des procédés, des connaissances littéraires

Quelques exemples : Le refus de Madeleine Forestier, p. (Bel-Ami, I, chap.6)



Paraphrase Interprétation
« Mon cher ami » Madeleine considère que Georges est son ami Madeleine commence par ménager Duroy
« Pour moi, un homme amoureux est rayé du nombre des vivants » Elle ne veut plus jamais voir un homme tombé amoureux. M. est directe, elle livre sa pensée de manière brutale, assez masculine.
« ils me sont suspects comme un chien enragé » Elle compare les amoureux à un animal malade. Pur elle, l'amour est une maladie qui lui fait peur, voire la dégoûte.
« je les mets en quarantaine morale » Elle guérit les hommes amoureux d'elle en ne les voyant plus pendant un certain temps, jusqu'à ce que l'amour les quitte. Elle poursuit sa comparaison de l'amour avec une maladie, mais une maladie de l'âme, une sorte de folie qu'il faut soigner.

A vous de continuer : lesquelles de ces phrases sont des interprétations ?

Maupassant, Bel-Ami, partie I, chapitre 6
« une espèce de… de… de » M. semble émue. M. cherche ses mots.
« je sais bien que chez vous, l'amour... » M. a bien cerné Duroy, ce qui prouve qu'elle est intelligente. M. sait parfaitement ce qu'est l'amour pour Duroy.
« chez vous l'amour n'est autre chose qu'une espèce d'appétit » M. compare la conception de l'amour de Duroy à la sensation de faim. M. méprise la conception de l'amour de Duroy, qu'elle réduit à une satisfaction du corps.
« communion des âmes » M. a une représentation mystique (religieuse) de l'amour. M. a une représentation fusionnelle de l'amour.
« Vous en comprenez la lettre, et moi l'esprit » Selon M., Duroy conçoit l'aspect physique de l'amour, tandis qu'elle ne s'intéresse qu'à l'aspect psychologique. M. laisse entendre que leurs conceptions sont incompatibles, car elles se situent à deux niveaux de réalité différents, exactement comme lorsqu'ils écrivent un article : elle a l'idée, lui n'est que la main qui rédige.
« Elle ne souriait plus. Elle avait un visage calme et froid » Le visage de M. se durcit. M. manifeste par son expression du visage le refus de tout sentiment amoureux entre eux.
« Je ne serai jamais, jamais votre maîtresse ». M. insiste, dans une déclaration franche et directe. M. refuse d'avoir une relation amoureuse avec Duroy.


Racine, Phèdre, récit de la mort d'Hippolyte par Théramène
« indomptable taureau, dragon impétueux » (chiasme)
Le monstre ressemble à la fois à un dragon et à un taureau ; il est furieux.
Le monstre est d’une force et d’une sauvagerie inouïes et il est impossible de lui résister.
« la terre s’en émeut, l’air en est infecté » (personnification / parallélisme)
La nature elle-même est épouvanté par le monstre ; celui-ci est vu comme un mal (une maladie) qui infecte l’air.
La présence du monstre se ressent à la fois sur terre et en l’air (ça sent mauvais).
« le flot qui l’apporta recule, épouvanté » (personnification)
La mer se retire après avoir craché le monstre sur le rivage.
La mer, elle aussi, a peur, comme la terre et l’air : les quatre éléments sont touchés par la terreur.
« courage inutile » (oxymore)
Le courage ne sert à rien à l’entourage d’Hippolyte devant un tel monstre
Ironie à l’égard de l’entourage d’Hippolyte qui fuit lâchement.
« le ciel […] m’arrache une innocente vie » (métaphore)
Les dieux le font mourir alors qu’il est innocent.
Les dieux sont violents et injustes.
« une montagne humide » (métaphore )
Le monstre, qui sort de l’eau, ressemble à une montagne.
Le monstre paraît immense.
« triste objet » (métaphore)
Théramène éprouve de la compassion pour Hippolyte qui n’a été qu’une marionnette pour les dieux.
Hippolyte est triste, il n’est plus qu’un objet inerte dans les bras de Théramène

Extrait du poème de Claude Roy, "Jamais je ne pourrai" (Jamais, jamais je ne pourrai dormir tranquille...") : lesquelles des affirmations suivantes sont des interprétations (1 réponse par citation)?

1) «  Jamais jamais je ne pourrai dormir tranquille aussi longtemps que d’autres n’ont pas le sommeil et l’abri » :
- la répétition de « jamais » prouve la colère du poète.
- il parle ici des soldats de guerre qui dorment peu et ne sont pas toujours abrités.
- à cause de cette guerre il est presque impossible pour lui de vivre ou bien même de dormir en pendant qu’à n’importe quel moment des personnes peuvent se faire tuer sans raison quelconque.
2) « … d’autres meurent qui ne savent pas pourquoi » :
- de nombreuses personnes sont tuées sans explication
- «  ne savent pas pourquoi » forme négative qui prouve que cette guerre n’a pas vraiment de raison.
- « Meurent qui ne savent pas pourquoi » est en rejet, comme pour accentuer l’absurdité de la guerre, à l’image de l’absurdité de ce vers désarticulé.
3) « Vous êtes déjà là » :
- Le poète s’étonne que les ennemis soient arrivés aussi vite sur le champ de bataille.
- Métaphore montrant le poète comme un lieu ouvert à tous : les adverbes de lieu « là » et « y » seraient comme des abris qui font tant défaut aux hommes en souffrance.
4) « J’ai mal au cœur »
- c’est à prendre au sens figuré : le poète est triste de cette situation et peut-être même sous le choc.
- l’emploi du « je » après le pluriel de « d’autres » montre que le poète souffre pour l’ensemble des hommes.
5) « Le poète dit J’y suis pour tout le monde »
- Roy annonce la fonction du poète selon lui : porter la voix du peuple.
- cela démontre que le poète s’investit, il est présent pour tous les hommes.
6) «  Pour ceux qui pleurent parce que s’ils ont des yeux eh bien c’est pour pleurer » :
- on peut penser que le poète a du regret pour les familles des victimes et que ceux qui sont toujours vivants n’ont que leurs yeux pour pleurer leurs proches.
- absurdité de l’explication qui rappelle l’absurdité de la guerre.
- les conséquences de la guerre sont terribles pour les familles qui ont perdu un proche.
7) «  qui vous frappe me frappe » :
- à chaque fois qu’un allié reçoit un coup ou une balle, le soldat représenté par le poète la ressent.
- parallélisme de construction dans lequel le poète incarne le « vous » de l’humanité.
8) « Il ne s’agit plus de comprendre le monde, il faut le transformer » :
- le poète change de vision sur la vie.
- le poète veut agir pour rendre le monde meilleur.
- Roy veut faire passer comme message que désormais il faut avancer.
- Il s’agit d’une sorte de morale au présent de vérité générale, qui montre que la poésie n’est pas que des mots vains.
9) «  En t’aimant j’ouvre grand les portes de la vie »
- « Les portes de la vie » font référence au vers 8 « Ne frappez pas avant d’entrer », on peut alors comprendre que c’est grâce à l’amour d’une femme que le poète est capable de donner de l’amour à tous les hommes.
- s’il fait confiance à quelqu’un il peut ouvrir les portes de la vie c’est-à-dire se protéger entre eux.
10) « la main de tous les hommes » :
- cette métaphore prouve que la main que le poète tient représente la main de tous les hommes.
- Le poète est ami avec tous les hommes
- La main de la femme devient celle de tous les hommes, montrant que c’est l’amour de cette femme qui le fait devenir sensible à l’humanité.

Les registres littéraires


 Voir ici une vidéo très bien faite pour comprendre et retenir les principaux registres (durée : 9 min.52)


Définition : le registre est l'impression qu'un texte produit ou cherche à produire. Il est donc lié à des sentiments (compassion, amusement, peur...).
LES REGISTRES SERIEUX LES REGISTRES PLAISANTS
Le registre pathétique évoque des souffrances poignantes d'une tierce personne (ce qui le distingue du lyrique ou de l'élégiaque, à la première personne) et attire la compassion du lecteur. Le registre comique vise à provoquer le rire du lecteur.
Le registre tragique évoque un avenir funeste (souvent la mort), auquel on ne peut pas échapper, quoi qu'on fasse.
Le registre épique évoque l'agitation, le bruit, le désordre, la multitude. On le trouve dans des scènes de combat, mais aussi dans des scènes de cohue. Le registre satirique : le comique est utilisé pour critiquer une institution, un groupe ou un individu. L'objectif n'est donc pas de faire rire, mais de dénoncer. Le rire est un moyen.
Le registre lyrique évoque les émotions et sentiments du locuteur (celui qui parle, celui qui dit « je ») : des émotions tristes (dans ce cas, ça relève souvent de l'élégiaque), mais aussi gaies ou douces.
Le registre polémique exprime la colère du locuteur.
Le registre burlesque a deux sens :
- comique outré, qui consiste à caricaturer les situations
- évocation d'un sujet noble ou sérieux en style bas, grossier ou décalé.
Le registre didactique apporte un enseignement au lecteur : enseignement technique, scientifique, mais aussi moral (les morales des fables par exemple).
Le registre élégiaque : exprime des émotions tristes de la part du locuteur (celui qui dit « je »). On ne trouve ce registre que dans la poésie. Dans le récit, on parle toujours de lyrisme. Le registre ironique : ce qui est écrit (ou dit) est en décalage par rapport au message que l'on veut faire passer. C'est du « second degré », qui crée un lien de complicité entre le lecteur et l'auteur.
Le registre fantastique suscite l'inquiétude. Même si le phénomène n'est pas irrationnel (comme dans le genre fantastique), il suscite la peur.
Le registre épidictique : il vise à faire aimer ou détester un personnage. Il est surtout utilisé dans la description, et fait l'éloge ou le blâme d'un individu. Le registre merveilleux est utilisé pour faire rêver le lecteur, qui se trouve transporté dans un monde totalement imaginaire et irréel. On le trouve surtout dans les contes.
Le registre réaliste : choix de personnages et de situations ordinaires. Langue authentique, parfois familière, et par l'emploi d'une syntaxe relâchée.
Détails authentiques afin de produire un effet de réel. Ces détails peuvent être empruntés au sordide ou simplement à l'univers familier. Témoigne souvent d'un certain pessimisme, voire d'une fascination morbide.